This is the album of a band called Adebisi Shank

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Ça déchire !

Relique qui j0nche au fond de mon lecteur MP3 ?  Certainement, car je devrais y revenir plus souvent, mais un certain état d’esprit me semble de mise pour être en mesure d’apprécier ce groupe.  À moins que je n’ai pas porter suffisamment attention à la musique? En tout cas, c’est ce que je me dis chaque fois que j’écoute cet album. Car, Adebisi Shank c’est ce qui arrive lorsque l’on se drogue avec une prise de courant.  Vous savez, on s’agenouille près de la prise et on tente d’insérer sa langue dans les deux fentes pour que le courant passe. Incroyablement énergique et inventif, c’est le moins que l’on puisse dire.  Il n’y a guère de répits d’accorder sur ce disque, la musique s’emballe par elle-même et c’est un véritable plaisir pour celui qui est las du mélodramatique. Au diable la mélancolie, voilà que l’on s’embarque dans une chasse effrénée pour trouver la prochaine source d’énergie à dévorer.

C’est le petit côté robotique qui est si charmant.  Comparativement, Daft Punk à l’air d’un robot fonctionnant sur le 8 bits et provenant d’un film des années 50, alors que ce groupe semble être sur le 4096 bits et provenant d’un manga.  C’est selon moi la véritable trame sonore de Tron, si le film devait être regarder à la vitesse 1.5x.  Mais encore faudrait-il que le film ait beaucoup plus de néons, car cela ne rendrait pas justice à cette musique.  Tron 3 dirigé par Takashi Miike, voilà où je veux en venir.  Il faudrait réellement que Walt-Disney ait une énorme paire pour mettre cela en branle.  C’est le robot qui peut remettre son bras parce qu’il n’y a rien de prudent dans Adebisi Shank, rien de commercialisable, un produit vide de marché.  Tant mieux pour les fouines de souterrain tel que moi.

Je cherche encore la signification du mot bâtard en musique.  Les groupes tel que celui-ci me rendent perplexe à savoir si leur musique est réellement bâtarde. Enfant issu d’une union illicite, est-ce possible ?  Alors de quelle union parle-t-on ? Une copulation de la musique électronique et du math rock ? Possiblement, mais tel n’est pas mon avis, certains diront qu’il y a une trace de punk là dessous !  Pourquoi pas !  Mais, ils n’ont qu’à bien se tenir ces étiqueteurs de musique, car elle nous parle d’elle-même et à vous de trancher la ligne entre j’aime et j’aime pas.  Et si malheureusement leur style vous déplait, dites vous bien qu’il vous sera peut-être impossible, heureusement pour vous, de retrouver un autre groupe donnant dans la même veine.

Personnellement, je doute que cela déplaise réellement à quelqu’un.  C’est festif et incroyablement joyeux. Qui n’a pas envie d’être de bonne humeur ?  Ah oui, le gars qui s’est fait tatouer un Satan sur le membre.  Mais dans le fond, nous savons très bien que c’est une mascarade car lui également a envie malgré tout d’être heureux !

http://adebisishank.bandcamp.com/album/this-is-the-album-of-a-band-called-adebisi-shank

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Les 10 disques à emporter dans l’au-delà (Disque #10)

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Panopticon, ça sonne étrangement sci-fi !

Il y a le mot incomplet de sous-entendu lorsque l’on propose une liste quelconque.  C’est d’autant plus vrai lorsque l’on doit s’abstenir qu’à 10 titres. Facilement, ma liste aurait pu contenir une cinquantaine de titres, mais l’impact d’un titre en aurait souffert largement.  C’est pourquoi, j’ai décidé de prendre un petit chiffre rond et quel meilleur choix  que le dix ?  Il y a tellement d’albums de musique qui ont eu un effet quelconque sur mon développement musical.  Reckless, Joshua Tree, The Wall, Green, 4 of a Kind, Electric, Individual Tought Patterns, Far Beyond Driven, Adrenaline, Instincts, Non-Stop Erotic Cabaret, Like a Virgin, The Hurting, SCript for a Jester’s Tears, Les quatres saisons de Vivaldi, Requiem de Mozart, En Noir et Blanc, Necrotism: Descanting the Insalubrious et j’en passe.  D’ailleurs mon maître de guitare me disa l’autre jour que j’avais un avantage car j’écoutais beaucoup de musique. Il m’est difficile avec mon vécu musical de dire le contraire.

Finalement, ma liste est complète et comme je le disais plus haut, non parfaite.  Ma liste incomplète est terminée mais pourrait se poursuivre et va se poursuivre, puisqu’il est hors de question que j’arrête de découvrir de nouvelle musique.  Ma liste se termine donc avec Panopticon de Isis, la principale raison est que le groupe est défunt et que j’aime à savoir qu’il ne tombera pas dans l’oubli. Car il faut admettre qu’il est inévitable que ce genre de musique pourrait facilement ouvrir le tiroir de l’oubli collectif, qu’il disparaisse dans la mémoire collective.  L’espoir est qu’il y aura toujours un fidèle qui les ferait revivre de temps à autre.

Donc, j’avais remis l’écoute de ce disque, acheté un peu malgré moi, à plus tard, voir à vraiment plus tard.  N’ayant pas trop apprécié à l’époque, excellent soit dis en passant, le précédent effort du groupe : Oceanic.  J’avais tout de même aperçu un potentiel puisque je me suis procuré Panopticon le jour de sa sortie en magasin.  Bref, un lendemain de veille particulièrement mouvementée, je me suis étendu sur mon divan bien confortable pour m’infiltrer dans l’univers de Panopticon. Un moment de solitude totalement délectable, un voyage sonore digne d’Ulysses, une aventure, une découverte.  Panopticon m’ouvrait la porte à ce qu’ils appellent étrangement le Post Rock. Comprends pas trop le sens et la signification de cela, un sous genre du métal ou du rock ou de quoi encore ?

J’ai assisté, à partir de de moment, à tous les spectacles qu’ils nous ont offerts à Montréal.  Excellent en spectacle et sur enregistrement, un groupe à ne pas oublier qui est mort au moment où leur musique était sur une pente descendante ? Possiblement, mais j’ai tout de même le regret de ne pas en avoir suffisamment eu, semble-t-il.  Peut-être, est-ce mieux ainsi, certains groupes devraient suivre leur exemple, sans les nommer.

Isis, reste en paix  et ma pauvre liste également !

Les 10 disques à emporter dans l’au-delà (Disque #9)

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Cheval-de-frise

Cheval Défrise

Ils sont deux mais sonnent comme cinq. On dirait qu’ils font absolument n’importe quoi à la première écoute, c’est vraiment que du tapotage d’instrument !  Bon, ceci étant dit, maintenant il faut commencer à vraiment porter attention à la musique. Bien sûr, lire un roman de Kafka n’est pas la même lecture que lire du Dan Brown.  Il y aura assurément des méandres, des culs-de sacs dans nos esprits.  Confronté à sa propre répugnance, à sa propre impatience.  L’auditeur entendra les pièces se succéder et ce dira, mais c’est toute la même chose !  Inquiétez-vous pas, je pense exactement la même chose lorsque j’entends la radio.

La deuxième écoute sera encore plus pénible, la plupart ne s’y rendront pas. Si, personnellement, j’ai persévéré jusqu’à ce point, c’est à cause de cet infâme Mr. Q. Ce présomptueux, qui m’arrive avec des découvertes qui sortent tout droit d’un endroit sordide où la musique conventionnelle n’a aucun droit d’y pénétrer !  Une place, mes sens en frissonnent, où la musique est trop intelligente pour moi.  Alors, je me rebute, et je cris très fort :

«Non ! Mr. Q. cette fois vous ne m’aurez point !»

La troisième écoute est un véritable supplice, je comprends Jésus qui porte sa croix vers le Calvaire.  Je suis dans mon chemin de croix et ces deux odieux musiciens s’amusent de moi, me flagellent à coup de son que je ne comprends pas.  Mais sous la douleur accablante ne vois-je pas un peu de lumière. Masochiste, il y a de cela assurément dans l’écoute de Cheval de Frise.  D’ailleurs, mes cheveux se défrisent, au diable le fer plat.

La suivante est jonché de phrase musicale que j’admets croire reconnaître.  Ah ! bien voilà la solution, c’est comme si j’étais un enfant de 5 ans et que je dois apprendre l’alphabet à nouveau ou les tables de multiplications. Pourquoi pas, c’est quand même du math rock !  Alors, j’ai décidé de me forcer l’oreille en écoutant la première chanson en boucle.  C’est comme du tofu vert en décomposition, ça sent réellement mauvais.  D’autant plus qu’elle est d’une durée de plus de six minutes.

Aujourd’hui, des milliers d’écoutes plus tard, j’ai le sentiment de revivre le roman de Philip Jose Farmer, Image of the Beast. Puisque par la suite, j’ai relu ce livre pour une seconde fois en écoutant Cheval de Frise.  Maintenant, la musique et le roman ne forme plus qu’un, une symbiose parfaite qui rend les deux œuvres encore plus importantes à mes yeux.  Il m’est désormais impossible de croire tout ce que j’ai vécu pour aimer ce disque car à mes oreilles ça sonne terriblement bien du début jusqu’à la toute dernière note.  C’est terriblement facile d’écoute pour moi et je puis admettre avec une certitude de fer que cet album est PARFAIT !

Les deux autres opus de ce duo sont totalement incroyable également.  Maintenant, la question qui se pose.  Pour quand le retour ?  Bien oui, puisque Cheval de Frise est malheureusement défunt.

Conan – Monnos

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La trame sonore de la guerre du feu ?

Place à la pesanteur, aux cris provenant de la vallée des morts, aux hymnes barbares… Mesdames et messieurs, je vous présente Conan.

Avis à tous les hirsutes, tous les brandisseurs d’épées fictives dans leurs salons, tous les nains chevauchant à dos de géants, voici donc la musique que vous aviez tant rêvé d’entendre. Et oui, l’attente est terminée.  Crom vous offre enfin de quoi délecter votre esprit.  Des chants de guerre qui enflammeront les esprits les plus retords. Du haut de sa montagne vous entendrez sont rire qui, ma foi, est fort divertissant. Préparez vos haches de guerre et l’envie impitoyable d’entendre les gémissements de vos ennemis vaincus et les lamentations de leurs femmes.  Conan est au rendez-vous avec six chansons abusives de rites guerriers.

Je suis probablement très en retard, puisque c’est un album sortie en 2012.  Mais n’ayez aucune crainte, car point est-il ayant souffert du temps qui s’égraine sans cesse. Il vous est permis de retourner une fois de plus le sablier et de vivre une véritable aventure héroïque de l’époque de l’âge de fer. Cette période ténébreuse entre l’époque de la grèce antique et l’avènement de l’empire romain. Et oui, l’époque où l’habillement était exclusivement fait de peaux d’animaux.  D’ailleurs, l’écoute laisse une odeur intense de cuir dans votre esprit.

Donc, nous disions que Conan poursuivi son chemin, voulant se forgé un trône de ses propres mains. Le premier acte raconte sa rencontre avec Hawk son allié ailé qui perchera sur son bras par la suite.  Le deuxième acte fait la narration de la bataille du marais où Conan détruit à coup de massue les suppôts de son ennemi. Comme dans tout bon scénario qui se respecte, Conan connaîtra dans le troisième acte des faiblesses d’esprit habillement planifié par son ennemi pour vilement le tourmenter.  Errant par des chemins de ténèbres, Crom aura pitié de lui en lui donnant pour arme une hache d’or dans le quatrième acte. Le cinquième acte verra la première confrontation directe entre Conan et le chasseur sans tête qui a pour œil, le bout de ses orteils, rencontre qui se soldera par un échec lamentable.  Le dernier acte sera la victoire de Conan qui prendra place sur le trône invincible.

Pour moi, Monnos est le troisième film tant attendu de l’enfant que j’étais, Conan le Pourfendeur.  Le film qui est désormais impossible puisque les muscles d’Arnold sont définitivement flasque, c’est dire que personne n’échappera à la vieillesse qui nous guète tous !

https://burningworldrecords.bandcamp.com/album/monnos

Les 10 disques à emporter dans l’au-delà (Disque #8)

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Autour de la fourrure !

J’ai mis ce disque dans ma liste pour trois raisons titanesques. Il m’est, malheureusement, maintenant de plus en plus difficile d’en faire l’écoute.  La raison pour laquelle je ne suis plus vraiment en mesure de l’écouter est probablement la rage de la jeunesse qui disparait lentement de mon âme.  Car ce disque est un hymne à cette rage de vivre, d’aimer, de se venger, de se plaindre comme des gamins … Il y a également eu un abus de ma part.

La première raison est celle de l’amitié.  Il y a des moments qui sont gravés dans nos esprits car nous les avons partagés avec des amis et ce sont spécifiquement ces amis qui nous les aient fait vivre.  D’ailleurs, la plupart des plus vieux souvenirs de ma mémoire le prouvent. Le faucon millénium derrière la maison des A.  Le choc brutal de ma tête rencontrant celle de RM. Mon fou rire interminable avec FC. La fête d’amis de MM.  Les jeux de mon enfance avec les amis de la rue. Around the Fur est l’un des derniers album de la période avant l’internet.  L’époque où l’on attendait la sortie en magasin des disques.  L’époque avant le piratage où l’on dépensait nos maigres payes. L’époque où l’on se réunissait pour l’écoute d’un nouvel album.  Around the Fur est la plus mémorable écoute entre amis que j’ai pu vivre.  De la première chanson jusqu’à la toute dernière cachée derrière 30 minutes de vide, ce moment est immortalisé dans ma mémoire.

La deuxième raison est le spectacle du cabaret Juste pour Rire.  Il n’y a pas plus merveilleux spectacle que celui donné par un artiste que l’on écoute activement tous les jours.  Le son, l’énergie, l’ambiance, tout était au rendez-vous.  La tournée Around the Fur est sérieusement dans les meilleurs spectacle qui me fut donné d’assister.  À mon souvenir, je crois bien que Chino n’avait pas chanté encore une seule parole qu’il s’était déjà projeté dans la foule, complètement insensé.

La dernière raison est que ce disque occupa une grande place dans ma vie lors de sa sortie et l’année qui suivie.  Il m’a donné une envie de joué de la musique comme nul autre.  Il a été un placebo sur mes bobos psychologiques. Un baume pour ma pauvre âme en peine.

Repose en paix Chi Cheng !

Les 10 disques à emporter dans l’au-delà (Disque #7)

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Ah! ces incorrigibles humains !

Aimé le death métal n’est pas une mince affaire.  Certaines personnes pourraient croire que l’on se donne du style à faire croire aux autres que l’on puisse réellement aimé ce genre de bruit.  C’est faux ! Pareil à des centaines de personnes, je suis la preuve vivante que la voix criarde et brutale est non seulement très attrayante mais indispensable à ce style de musique, car c’est comme une drogue pour moi. Par contre, il est essentiel de suivre les bons chemins pour parvenir à devenir adepte du genre et surtout avoir le désir et la conviction de le faire.  Un bon début serait d’écouter un album de son inventeur (certains aimeraient prouver le contraire de ce fait) Chuck Schuldiner !  En tout cas, c’est ce que j’ai fait avec l’album Human, une belle introduction en la matière. Pas trop brutal pour rebuter le nouvel auditeur, pas trop compliqué pour se perdre dans les méandres de ces death techniciens.

Aimé le death métal n’est pas une mince affaire. D’autant plus qu’à cette époque les albums étaient enregistrés avec des équipements très douteux.  Ça sonne comme une quécanne !  Cela donnait l’impression que c’était ficelé avec de la broche à foin !  Les textures se perdaient avec la saturation dont ce genre de musique est parfois victime. S’ajoute à cela les tempos de batteries trop rapides pour certains batteurs qui ont une réelle difficulté à suivre le rythme endiablé des chirurgiens de la guitare. De plus, les éditeurs de son avec les moyens mis à leurs dispositions devaient solidement patauger dans la gadoue. En tout cas, certains résultats le prouvent !

C’est le vidéo de la chanson Lack of Comprehension qui me propulsa dans le death métal. C’est plus particulièrement le jeu des pieds du batteurs qui m’impressionna réellement avant même de commencer à aimer la chanson.  Mr Q. pourrait confirmer ma fâcheuse habitude d’être symboliquement sceptique envers et contre tous.  Mais, si quelqu’un m’avait, avant le visionnement de cette vidéo, parler d’êtres humain capables d’une telle prouesse, je lui aurait mentionné que les hommes n’ont pas plus jouer de double bass drum que d’avoir gravi le mont Éverest !  Bien sûr, des années plus tard, j’aurai complètement oublié cette malencontreuse situation et la piteuse défense de mon point de vue.  Deux raisons peuvent me conduire à cet intense scepticisme.  La première étant mon malin plaisir à contredire qui que ce soit lorsque mon sang bouillant désir une bonne confrontation.  La seconde serait que je suis victime de mal information.  Comme dans le cas présent puisque la naiveté de ma jeunesse me conduisa à croire ce que me disa l’une de mes connaissances, soit que seul le batteur de Metallica pouvait faire ce genre d’exploit.  Ah! mais quelle naiveté était la mienne !

Human est une collection de chanson plus surprenante les unes que les autres et d’autant plus, que chacune d’elle supporte agréablement bien le poids des années.  C’est un album à entendre parfois à l’occasion. Malgré qu’il soit mort d’un cancer du cerveau Chuck, ton héritage est bien protégé avec la prolifération de groupe death qui toujours se multiplie sans cesse.  D’ailleurs, je me vante d’avoir assisté à un de ses concerts donné à Montréal, Gene Hoglan y était très impressionnant derrière sa rutilante batterie.

Les 10 disques à emporter dans l’au-delà (Disque #6)

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Vulgar Display of Power

Elles sont vulgaires les panthères ! Je me souviens que je fredonnais sans cesse F%%%%%%g Hostile dans mes cours au CEGEP.  Pantera ont solidement botter le cul du métal l’année qu’ils ont sorti cet album et le notre par la même occasion.  Littéralement, car ce fut mon premier mosh pit au spectrum.  J’étais solidement nerveux mais j’en suis sorti bel et bien vivant avec quelques éraflures.

Pantera a mis un terme définitif à mes écoutes des albums de Metallica.  Soudainement, je voulais de la brutalité, de l’attitude, du muscle.  Il y a quelque chose qui nous procure des égratignures au cerveau lorsque l’on écoute cet album pour les premières fois.  J’avais un sentiment de perdre le souffle et qu’un monde nouveau s’ouvrait devant moi.  J’avais l’impression, de par ma jeunesse, que je participais à quelque chose de grandiose.  Les jeunes ont tous cette impression, il n’y a qu’à regarder leurs visages de béatifiés.  En tout cas, de par les réactions de répulsions de mon entourage, j’avais l’impression d’avoir franchi la porte du monde chaotique du vrai métal.  Fini le métal de preppies !

Vulgar Display of Power est le premier disque compact de ma liste de 10 titres. Je me souviens très clairement de chacune des photos de la pochette. J’adorais chanter à tue tête chaque pièce, les unes après les autres lorsque j’étais seul dans la maison de mes parents.  J’avais de la voix, il me semble que je ne pourrais plus faire cela désormais. Ce n’est pas grave, il me restera toujours mon répertoire de Billy Idol.

C’est Pantera qui m’a mené vers la prochaine étape que je devais franchir pour atteindre le death métal. Mais, cela est une autre histoire.

L’album a perdu un peu de son charme avec les années, mais quelques chansons restent toujours aussi attrayantes, particulièrement Mouth for War et F.. Hostile. En réfléchissant bien, cet album est comme une borne sur la route de ma mémoire.  Il m’aide à me souvenir de l’année de mes dix huit ans, de mon arrivée dans le monde collégial et de ma soif de musique. Il a creusé les véritables fondations de mon amour pour le métal.  Avant ce disque, je naviguais entre le métal et le rock.  Pantera a botté le derrière du rock.  J’entends Phillip me dire à l’oreille : «C’est pas bon le rock !»

J’aime toujours le rock, mais jamais autant que je vais aimé le métal !  Vraiment, merci Pantera et repose en paix Dimebag Darrell !